VELO AU PUY : ENCORE DU BOULOT POUR LES COLLECTIVITES LOCALES !

Les coureurs de l’épreuve cycliste « Tour Auvergne Rhone-Alpes » (connu depuis 1947 sous son ancienne appellation « Critérium du Dauphiné Libéré ») font halte au Puy en Velay cette semaine. C’est donc la confirmation que notre région peut être une terre propice au vélo.

Mais après leur départ, le bassin du Puy redeviendra une zone où les utilisateurs de vélo sont délaissés et ignorés par certains de nos élus.

Petite explication : Le Puy en Velay s’est vu attribuer le label « VILLE À VÉLO DU TOUR DE FRANCE » niveau 3, ce qui signifie qu’elle est « notée 3 vélos ». Mais comme pour certaines bouteilles de vin, le « contenu » ne correspond pas forcément avec l’étiquette. En fait, attribuer une telle note à notre cité pour la pratique du vélo, c’est un peu comme si le Guide Michelin en désignant les restaurants étoilés, attribuait 3 étoiles à Burger King, Quick ou Mac Do. Nous aurions alors tous un gros doute sur la qualité de la notation par rapport aux restaurants Marcon ou Troisgros…

Malgré quelques réalisations ces dernières années, celles-ci restent très ponctuelles, discontinues, sans coordination inter-communale, ni vision systémique des besoins nécessaires pour sécuriser les utilisateurs de vélos. Pourtant, pour envisager un aménagement global des infrastructures dédiées aux utilisateurs de vélos, une étude a été commandée, réalisée, et approuvée par la Communauté d’agglomération, puis déposée en préfecture le 04/10/2022 : il s’agit du Schéma Directeur Vélo.

Or 4 ans après, on peut constater que, pour l’essentiel, ces projets d’aménagements d’un réseau cyclable global et cohérent sur l’agglomération du Puy sont restés dans les cartons.

Aujourd’hui, les raisons de favoriser le développement de la pratique du vélo au quotidien sont évidentes :

  • avantages économiques pour les cyclistes,
  • avantages économiques pour les finances des collectivités locales,
  • bienfaits sanitaires pour la population (cyclistes et même non cyclistes par la diminution de la pollution atmosphérique et sonore), etc.

Or toutes les études réalisées le soulignent : le premier frein à l’usage du vélo est le manque de sécurité ressenti par les utilisateurs potentiels, par carence d’équipements collectifs permettant une pratique sécurisée des déplacements du quotidien à vélo.

Alors, verrons-nous lors d’une prochaine étape d’une grande course cycliste une « remontada » ponote au classement des villes favorisant REELEMENT la pratique du vélo au quotidien ? A suivre…

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